Rencontre avec Nicolas Taillefer, promoteur de la course Xman Race


C’est la première fois que l’équipe de 3-Seconds rencontre en entrevue Nicolas Taillefer de la course Xman Race. Cette dernière a été élue course de l’année par les lecteurs de 3-Seconds et meilleure course dans l’est du Canada par Get Out There Magazine. À cela, Nicolas nous répond modestement : « on travaille fort sur la course avec une équipe de passionnés et le travail plus la passion ça donne des beaux résultats ».

Voici notre entrevue avec l’un des fondateurs de la Xman Race, l’une des courses à obstacles les plus populaires au Québec.

Comment vous est venue l’idée de vous lancer dans une course à obstacles, comment est né la X Man Race?

On a débuté les événements de course à pied il y a 9 ans avec le X-trail. Après on a enchainé avec le demi-marathon de Sherbrooke qui est devenu très populaire. On avait donc un bon « background » en organisation de courses, il ne nous manquait plus qu’une course à obstacles pour compléter notre éventail. Aujourd’hui on propose donc trois types de courses : la course à pied, le trail running et la course à obstacles.

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Quelle est la différence entre organiser une course sur route ou en sentier et une OCR?

Le défi n’est pas du tout le même. Juste au niveau du montage par exemple, on passe de 2-3 jours à plus d’une semaine dans le cas d’une course à obstacles, sans parler du démontage du parcours, des obstacles et remettre le terrain en état. À cela s’ajoute un côté sécuritaire qui demande beaucoup plus d’attention.

Dans les courses à obstacles on a différents profils d’organisateurs passionnés : des hommes d’affaires, des organismes à but non lucratif, des agences événementielles… dans le cas de Xman vous avez tous un passé d’athlète, exacte?

Dans notre équipe on a un coach hors pair et ancien athlète de cross-country: Jean-François. On a aussi Sabrina Beaudette, une spécialiste des cordages et de l’escalade. Philippe et Daniel, nos Dupont et Dupond, ont aussi beaucoup de courses à leur actif surtout aux É.-U., puis ils ont le rôle d’ingénieur pour concevoir de nouveaux obstacles. A cela on ajoute Anthony Lepage notre machine d’athlétisme en piste et Jonathan Forcier, Alain Harel et Vincent Massé en course aventure.Annick Beaulé (ma tendre moitié) a été nageuse universitaire et coureur de cross-country universitaire également. Moi j’ai fais plusieurs raids, ironman et course diverses. Ça nous fait une belle équipe de monteurs / athlètes. Mais au total on est une bonne quinzaine à travailler pour gérer la course, la concevoir et la monter sans compter les 200 bénévoles qui s’impliquent dans l’événement.

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Au niveau des bénévoles justement vous êtes l’une des organisations qui en attirent le plus. Comment expliquez-vous ça?

Ça fait neuf ans qu’on fait des événements donc on a une bonne base de données puis on leur consacre beaucoup de temps. Par événement, on en a entre 200 et 250. Il faut les gérer, mais surtout, on essaye de bien s’en occuper. Ils donnent de leur temps, certains énormément de temps, donc on les gâte grâce à nos partenaires et on essaye de les accommoder du mieux qu’on peut en faisant de la gestion au cas par cas. Et donc, ils reviennent puis ça nous simplifie grandement la tâche comme ils connaissent leur rôle et ça, c’est « magique » pour nous. On les remercie vraiment pour tout ce qu’ils font. (voir article sur le travail des bénévoles dans les course à obstacles. ici )

Les gens pensent que c’est payant d’organiser une course à obstacles, que les organisations ont tendance à monter le prix, vous en pensez quoi?

Ça dépend comment les promoteurs s’organisent. De notre côté, on a la chance d’avoir plusieurs courses : la première est moins profitable même pas du tout alors que la dernière va nous permettre de dégager un peu de profit. Qu’on organise la course pour 100 personnes ou 4000, c’est la même affaire. Il faut que ce soit beau, que les obstacles soient montés de façon sécuritaire… donc les coûts fixes restent les mêmes. Plus on a de monde mieux c’est, mais c’est un pari à chaque course. C’est très difficile d’établir un coût fixe et un revenu fixe. Celui qui n’a qu’une seule course pendant l’année, il joue un peu au poker, il est “all in”. Si le nombre de coureurs ne lui permet pas de rentrer dans ses frais, il perd de l’argent et ne peut pas se refaire.

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Qu’est-ce qui s’en vient pour 2015? Est-ce qu’il y a des nouveautés à annoncer à nos lecteurs?

On aura plusieurs nouveaux obstacles assez intéressants et on améliorera ou modifiera des anciens. Un des nouveaux obstacles s’appellera « l’exterminator » et au Québec ça sera du jamais vu. On n’en dit pas plus pour le moment, mais il va être fun et « tough ». Pour la première année, il sera là en test donc il n’y aura pas de pénalités, mais que tu le réussisses ou pas il sera vraiment l’fun et un beau défi.

Côté des nouveautés on a 3 obstacles en conception. On vient de finir les dessins. Il reste à les envoyer en usine pour la réalisation. Certains obstacles vont devoir être surmontés avec les mouvements du corps, mais on ne veut pas en dire trop, c’est une surprise.

Et en dehors des obstacles quelles seront les nouveautés?

Alors au niveau du parcours, tous les parcours vont se croiser cette année donc un obstacle servira de point de croisement et les coureurs vont pouvoir se voir, s’encourager.

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On a vu aussi sur les réseaux sociaux que vous vous lanciez dans la vente de produits Icebug, pouvez-vous nous en dire plus?

L’entente avec Icebug est signée. Sur les événements il sera possible de s’en procurer ainsi que sur la nouvelle boutique en ligne qui sera disponible prochainement. Il y en aura aussi dans les commerces, mais elles seront en ventes à un meilleur prix dans les courses Xman.

Comment voyez-vous Xman dans le futur?

C’est certain que c’est toujours difficile de savoir où on ira précisément. On a des idées, mais ce n’est pas évident de parler du futur alors que la saison 2015 n’est pas encore commencée pour nous. À court terme par exemple, on ne pense pas changer les distances ou ajouter des événements. Cependant, pourquoi ne pas aller vers de nouvelles formules avec d’autres partenaires? C’est à réfléchir.

Et est-ce que Xman pourrait s’exporter?

On a beaucoup de demandes, mais on préfère consolider notre présence au Québec avant de prendre de l’expansion. Donc à court terme non, mais pour la suite des choses cela reste à voir.

Un mot pour terminer?

On va avoir une belle saison, de beaux obstacles, de beaux parcours et on est certain que les coureurs vont aimer ce qu’on leur prépare!

Une entrevue de : Nicolas Hallet
Crédit Photo : 3-Seconds

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